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Xérostomie induite par anti-PD1/PDL1 : caractérisation clinique, immunohistochimique et proposition de prise en charge
- Source :
- Annales de Dermatologie et de Vénéréologie. 146:A332-A333
- Publication Year :
- 2019
- Publisher :
- Elsevier BV, 2019.
-
Abstract
- Introduction Les anticorps anti-PD1/PDL1 representent une avancee considerable dans le traitement de nombreux cancers metastatiques. Leur utilisation peut s’associer a des toxicites d’origine immunologique desormais bien decrites, notamment dermatologiques. L’attention apportee aux manifestations orales n’a ete que limitee jusqu’ici. Nous rapportons une serie de 15 patients ayant developpe une xerostomie en cours de traitement. Materiel et methodes Observation monocentrique et retrospective d’une serie de 15 patients ayant developpe une xerostomie en cours de traitement par anti-PD1/PDL1 (seul ou en association) avec caracterisations cliniques, histologiques et immunophenotypage. Observations Quinze patients (39–78 ans) etaient adresses pour une xerostomie survenue pendant un traitement par anti-PD1/PDL1 (en monotherapie, ou en association avec un anti-CTLA4 ou une immunotherapie en cours de developpement). La mediane d’apparition de la xerostomie etait de 12 semaines. Neuf patients presentaient une xerostomie de grade 1/2 et 6 patients de grade 3. Resultats Une biopsie des glandes salivaires accessoires etait effectuee dans tous les cas et revelait une infiltration lymphocytaire ( Fig. 1 ) chez 11 patients. Le score moyen de Chisholm–Mason etait de 2. L’immunophenotypage individualisait une infiltration composee de lymphocytes T CD3+ avec predominance des lymphocytes T CD4+ ( Fig. 2 ). Un bilan immunologique etait realise dans tous les cas et les auto-anticorps (anti-SSA/Ro, anti-SSB/La, anticorps antinucleaires) etaient negatifs sauf chez un patient qui developpait un syndrome de Goujerot–Sjogren induit. Des mesures symptomatiques permettaient une amelioration moderee de la symptomatologie chez 8 patients. Deux autres etaient significativement ameliores par un court traitement de prednisolone indique pour une cytolyse hepatique de grade 3. Dans tous les cas, l’immunotherapie n’etait jamais interrompue pour la xerostomie. La symptomatologie s’ameliorait progressivement chez les patients ayant du arreter l’immunotherapie pour progression tumorale ou effet indesirable severe. Discussion La xerostomie induite par les anti-PD1/PDL1 peut apparaitre de facon isolee ou exceptionnellement dans un contexte de syndrome de Goujerot–Sjogren. Une prise en charge basee sur l’introduction de mesures symptomatiques associees eventuellement a une corticotherapie orale est proposee. L’arret de l’immunotherapie doit etre discute au cas par cas seulement en cas d’echec des mesures precedentes. Conclusion La xerostomie induite par les anti-PD1/PDL1 represente un veritable effet indesirable d’origine immunologique. Seule une evaluation prospective avec examen endobuccal systematique pourrait permettre d’en preciser l’incidence. Des etudes prospectives et comparatives sont necessaires pour evaluer l’impact d’une corticotherapie orale et ses modalites (dose, duree) dans ce contexte.
- Subjects :
- Dermatology
Subjects
Details
- ISSN :
- 01519638
- Volume :
- 146
- Database :
- OpenAIRE
- Journal :
- Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
- Accession number :
- edsair.doi...........cdf07af7dd616a0a9e339e0ea2794d0b
- Full Text :
- https://doi.org/10.1016/j.annder.2019.09.559